Mohamed Sissoko AJA

Mohamed Sissoko, formé à l’AJA, évoque ses années dans l’Yonne, Actu-AJA Photo : Vinod Divakaran

Formé à l’AJ Auxerre sans y avoir disputé le moindre match professionnel, Mohamed Sissoko avoue qu’avec du recul, il serait resté un peu plus longtemps.

Passé par Troyes (1995-1998) puis à l’AJA (1998-2003), Mohamed Sissoko n’a jamais connu l’équipe première. Il a préféré quitter la Bourgogne à 17 ans pour s’engager avec Valence qui au départ n’avait pas payé la moindre indemnité alors que le joueur était encore sous contrat. Finalement, après un accord entre les deux clubs, l’AJA finira par toucher environ un million d’euros. Dans le Vestiaire, l’émission de SFR sport, Sissoko déclare qu’il ne pouvait pas refuser ce contrat afin d’offrir le meilleur confort à sa famille. « Avec ce contrat j’ai pu acheter la maison de mes parents, chose que je n’aurais pas pu faire si j’étais resté à Auxerre. J’ai donné la prime à la signature à mes parents ».

« J’avais encore des choses à apprendre à Auxerre »

Pour autant, lorsque Rolland Courbis demande au joueur si avec du recul il serait parti à Valence ou resté une à deux années à l’AJA, Sissoko avoue qu’il aurait attendu avant de quitter l’Yonne. « Franchement je pense que je serai resté parce que je ne savais pas ce qui allait se passer à ce moment là. J’arrive à 17 ans, est-ce que je vais pouvoir avoir les épaules pour m’imposer et jouer quelques matches. Par la grâce de dieu tout s’est bien passé. Mais je pense que j’avais encore des choses à apprendre à Auxerre à ce moment-là ».

Une relation particulière avec Guy Roux

Alors qu’il fait des bêtises à Auxerre, Sissoko passe en conseil de discipline. Mais Guy Roux ne va pas hésiter à défendre son poulain. « Guy Roux est venu au collège, il les a convaincu de faire en sorte que je reste au collège, que je continue ma formation. C’était vraiment une personne importante pour moi, on va dire que j’étais son fiston. J’avais pour objectif de devenir pro, si je n’avais pas la chance de côtoyer Guy Roux et Daniel Rolland, ça n’aurait pas été pareil. J’avais conscience que j’étais le fiston et j’en rajoutais. Avec le temps il m’a appris que pour être un grand joueur il fallait passer par ces paliers là. Après j’ai pris conscience. Et une chance que j’ai eu des éducateurs comme Guy Roux. »

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