Gaëtan Courtet et François Xavier Fumu Tamuzo AJA

La joie de Gaëtan Courtet et François Xavier Fumu Tamuzo se rééditer t-elle face à Tours?, Actu-AJA
Crédit Photo : AJA

Ce Vendredi soir, l’AJ Auxerre va vivre l’un des tournants de sa saison en se déplaçant à Tours, lanterne rouge. Entre relégables, le match compte double.

Après un match nul inespéré contre Lens, les bourguignons se déplacent à Tours. L’AJ Auxerre a quitté sa place de lanterne rouge au profit de Tours, le week-end dernier. Personne ne s’attendait à ce que l’affiche de ce soir soit décisive pour la suite du championnat pour les deux clubs. L’AJA est en convalescence, elle espère que le point du match nul obtenu à Lens lancera une série pour prendre de l’air en championnat. Les icaunais en difficulté pendant 60 minutes se sont brusquement reveillés face à des lensois trop sereins. L’impact physique et la détermination ont fait la différence. L’image la plus illustrative est sûrement celle de Yoann Touzghar qui s’arrachait avec hargne pour récupérer les ballons au milieu de terrain. Si les icaunais continuent de jouer par à-coup, la sanction sera terrible. En revanche, si les bourguignons restent concentrés et conservent la même détermination que les vingts dernières minutes de la semaine passée, les chances de maintien s’accentuent.

Gaëtan Courtet est en forme et ça se voit. Double buteur en Coupe de France, il a magnifiquement égalisé pour offrir un point important à son club. Toute la rage émise lors de la célébration de son but en dit long sur sa volonté de sauver le club qui l’a relancé.

Dans le schéma de jeu utilisé par Cédric Daury, les ailiers sont sollicités. Depuis plusieurs semaines, les ailiers manquaient de vivacité, de percussion. L’entraîneur icaunais a peut-être trouver la solution en la personne de Fumu-Tamuzo. Le virevoltant ailier bourguignon a fait parler sa vitesse et sa percussion. Sa frappe mal repoussée par Douchez a permis à Courtet d’égaliser. Il a ensuite toujours chercher à provoquer les défenses adverses. La présence sur le terrain de joueurs comme Touzghar, Courtet, Tacalfred, Mathis et Obraniak doivent permettre à l’AJ Auxerre de se maintenir sans encombre. Pourtant, les faits sont là. L’AJA est au bord du gouffre. Une victoire face à Tours lancerait enfin la saison icaunaise. Les joueurs sont trop souvent sur la réserve et jouent « avec la boule au ventre » comme l’a souligné à juste titre Ludovic Obraniak au micro de BeIN Sport.

L’adversaire du jour : Tours FC

Les débuts de Fabien Mercadal en Ligue 2 sont compliqués. Un temps sollicité par l’AJA cet été, l’entraîneur tourangeaux vit des moments difficiles du côté de l’Indre-et-Loire. Le contexte se tend de plus en plus et la sortie médiatique du président Jean-Marc Ettori n’arrange en rien la situation. Aux icaunais d’en profiter mais la vigilance reste de mise. C’est le match de la peur pour les deux clubs. Il sera difficile de voir les deux clubs jouer totalement libérés.

Les Tourangeaux possèdent la pire défense de Ligue 2 avec 28 buts concédés. L’AJA est la moins bonne attaque de Ligue 2 avec seulement neuf buts inscrits. Tout porte à croire à un match nul qui n’arrangerait aucune des deux équipes. Tours reste sur une série de quatre revers consécutifs. Mais la défense icaunaise se doit de se méfier de l’attaque tourangelle. Une attaque composée de deux anciens auxerrois : Toifilou Maoulida et Cheick Fantamady Diarra. Les deux attaquants sont accompagnés par le très expérimenté Bryan Bergougnoux et par Geoffrey Malfleury. Il faut dire que les attaquants se régalent avec Denis Bouanga, meilleur joueur du club. Avec quatre passes décisives et autant de buts, le joueur prêté par Lorient réussit un début de saison plein. Les bourguignons sont prévenus, le match sera compliqué et stressant. C’est un tournant de la saison. Tout autre résultat qu’une victoire impliquerait des conséquences fâcheuses.

A lire également :

>> AJA – RCL : Le match nul (en vidéo)

>> L2 (J15) – Daury : « Pas envie de lâcher le morceau »

>> L2 (J15) : Un point inespéré pour l’AJA contre Lens