Ludovic Obraniak AJA

Ludovic Obraniak s’entraîne avec l’AJ Auxerre depuis début novembre, Actu-AJA
Crédit Photo : AJA

Tout juste arrivé début novembre à l’AJ Auxerre, Ludovic Obraniak s’est confié sur les motivations qui l’avaient poussé à signer en Bourgogne. S’il pense être bientôt disponible pour la compétition, il ne se voit pas comme le sauveur. 

Avant de venir signer à l’AJA, Ludovic Obraniak est parti libre d’Israël, où il a notamment remporté la coupe nationale. L’ancien lillois a expliqué lors de sa présentation à la presse que l’élimination lors des barrages de l’Europa League avait joué un rôle déterminant. « On a fait les barrages de l’Europa League, malheureusement entre la fin du championnat et le début des barrages, on a pas eu assez de temps pour se préparer et récupérer et il faisait en plus 40-45 degrés. On s’est fait éliminer en Europa par une équipe moins forte que nous mais déjà prête, à ce moment le président a fait des choix, de virer l’entraîneur, le directeur sportif et repartir sur un nouveau projet, comme j’étais un des plus gros salaires, on a dû se mettre d’accord pour envisager un autre futur ».

« Les dirigeants ont fait preuve de ténacité »

Ludovic Obraniak a ensuite cru qu’il serait facile de trouver un club de Ligue 1 pour rebondir. Mais sans nouvelle concrète, il s’est ensuite porté vers les Etats-Unis avant de se raviser, estimant vouloir rejouer plus rapidement, la faute aux play-off. Malgré plusieurs refus, les dirigeants icaunais vont finir par convaincre de faire venir l’ancien international polonais. « Je tiens à souligner le travail des dirigeants du club, qui ont fait preuve de ténacité avec moi. C’est ce qui m’a plus aussi, les premiers refus ne les ont pas arrêtés, ça m’a sensiblement touché. Le club avait une réelle ambition de me faire venir. En rompant mon contrat fin août, je savais que ça allait être long, je m’étais donné jusqu’à début novembre pour prendre une décision. En septembre, j’attendais encore d’autres offres, je voulais prendre le temps, finalement c’est le projet d’Auxerre qui s’est imposé. C’est un nouveau challenge. L’AJA est un club respecté et respectable. Je ne connais pas de club qui n’ont pas connu de turbulences. Rien n’est insurmontable. J’ai regardé l’effectif avant de venir, je suis quelqu’un d’intelligent. Si je ne croyais pas à ce défi, je ne serai pas la aujourd’hui. C’est un mélange d’anciens et de jeunes, il faut que la mayonnaise prenne et on va remonter au classement. »

Ainsi, il croit dur comme fer au maintien. « Je connais un peu la Ligue 2, j’ai connu des montées et des descentes avec le FC Metz à mes débuts, je connais les remèdes pour pouvoir s’en sortir. On va faire ce qu’on veut, parler, c’est nous les joueurs et le staff qui avons les solutions. Le coach, qui vient d’arriver met en place certaines choses, il va sans doute s’appuyer sur les cadres du vestiaire. La solution viendra des joueurs, pas d’attente extérieure, il faut qu’on la trouve rapidement, je ne suis pas inquiet de ce que je vois à l’entrainement. »

Apparition en Coupe de France ?

Mais la grande question résulte autour de ses capacités physiques actuelles. Pas d’inquiétude du côté d’Obraniak qui s’est entraîné au LOSC. Pour autant, il est difficile selon lui de se jauger encore pour le moment, estimant qu’il n’y a rien de mieux que la compétition pour prendre ses marques. « Au fil des années et des compétitions, je connais bien mon corps, je sais où j’en suis. Les premières séances sont encourageantes, je pars de moins loin que je pensais, rien ne remplace la compétition et l’entraînement collectif, les semaines qui viennent vont être décisives, je n’ai aucune crainte. Il faut que je me juge par rapport à la compétition. Courir c’est une chose, je me sens physiquement en forme, dans les jeux aussi, mais la compétition c’est la qu’on se juge. On va discuter jeudi avec le coach et  si les papiers sont arrivés à temps, la Coupe de France peut servir pour prendre des repères quelques minutes. »

« Pas là pour imposer un égo »

Concernant son positionnement, rien n’est encore décidé même s’il a des préférences. « Je suis au service de l’AJA, du coach, du collectif. Je ne suis pas là pour imposer un égo, je veux jouer à ce poste-ci, ce poste-la. Je suis polyvalent. On va déterminer quel poste je suis le plus à même d’aider le collectif. Ces derniers temps à Haifa, j’ai joué dans un milieu à 3, à gauche, à droite, je me sens à l’aise dans ce système. On va travailler je pense la-dessus avec le coach. » Et justement, avec Cédric Daury, le contact serait bien passé selon le joueur. « Le premier contact avec le coach devait être important, il m’a complètement rassuré sur sa vision du jeu, notamment sur ses remèdes pour remonter au plus vite, au-delà c’est l’homme. Je marche à l’affect, je voulais quelqu’un avec qui on pouvait communiquer, ouvert à la discussion, qui va s’appuyer sur quelques anciens pour avancer, son discours est séduisant. »

« Je ne suis pas quelqu’un qui s’impose »

Désigné comme un cadre de vestiaire, Ludovic Obraniak tient tout de même à prendre ses distances sur l’attente autour de lui.  « J’ai aucune pression, je ne suis pas le sauveur de l’AJA. Je ne vais rien faire seul. Chacun est amener à se sauver lui-même. Si je peux apporter mon expérience aux plus jeunes. Je ne suis pas quelqu’un qui s’impose ça vient naturellement. On a beau avoir une carrière, un passé c’est le moment qui vous rend crédible. Pour insuffler quelque chose de nouveau aux jeunes et si ils sont demandeurs, je suis prêt à donner un coup de main et apporter mon expérience avec grand plaisir. »

Ludovic Obraniak s’entraîne avec son équipe depuis le week-end dernier. Celui qui portera le numéro 3 toucherait un salaire de 40 000 euros par mois selon Bein Sport.

Retrouvez la conférence de presse du joueur.


Ludovic Obraniak : « Beaucoup d’ambition et de… par ajaofficiel

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